Quand la science complète les remèdes de grand-mère contre la mauvaise haleine…

Toutes les grands-mères le savent, mâcher une feuille de persil plat rafraîchit l’haleine. Mais tous les petits-enfants ne peuvent pas se promener avec un potager dans leur poche ! Alors, pour tous ceux qui voudraient disposer d’une solution pratique à utiliser pour lutter contre la mauvaise haleine, les scientifiques ont étudié l’efficacité de certains actifs. Et Care Innov les a réuni dans un spray buccal HA!, solution nomade et esthétique à emporter facilement avec soi et à utiliser aussi souvent que nécessaire, pour une haleine sûre en toutes circonstances.

Sur la base des études identifiées dans la littérature et la science, les ingrédients d’intérêt destinés à réduire l’halitose sont :
− La chlorhexidine, permettant une réduction de la charge bactérienne et notamment des bactéries responsables de la production des Composés Soufrés Volatiles (CSV),
− Le zinc, permettant une neutralisation des CSV,
− Le thé vert, dont le mécanisme d’action agirait via une activité anti-bactérienne et/ou via une liaison chimique entre l’EpiGalloCatéchine Gallate (EGCG), puissant antioxydant que l’on trouve dans le thé vert, et le méthylmercaptan (un des CSV responsables de la mauvaise haleine).

La chlorhexidine, l’arme anti halitose

Une recherche bibliographique a permis de mettre en évidence de nombreuses publications scientifiques sur plusieurs ingrédients présentant un effet bénéfique potentiel dans la réduction de la mauvaise haleine.

Parmi les ingrédients les plus décrits dans la littérature, la chlorhexidine est la plus importante. Ces différentes études ont mis en évidence une réduction significative de la concentration en CSV chez les sujets ayant utilisé la chlorhexidine. En effet, son activité anti-bactérienne lui permet de réduire la charge microbienne de la flore buccale et salivaire, induisant ainsi une réduction de la concentration en composés soufrés volatiles responsables de la mauvaise haleine dans l’air expiré. Son effet pourrait être maintenu pendant 3 heures.

Mécanisme d’action de la chlorhexidine

Une étude1 a mis en évidence une réduction significative de la concentration bactérienne dans la salive et sur la langue 3 heures après le rinçage, par rapport au produit contrôle. En effet, les bactéries productrices d’H2S et responsables de la mauvaise haleine ont été réduites de 94 % par rapport au produit contrôle (p<0.05) dans la salive et sur la langue (p<0.05).

Les résultats de cette étude mettent en évidence l’effet anti-bactérien à large spectre de la chlorhexidine à la concentration de 0,12 %, particulièrement sur les bactéries productrices d’H2S et les bactéries protéolytiques.

Conclusion

En conclusion, l’utilisation de chlorhexidine dans un produit destiné à réduire la mauvaise haleine est soutenue par plusieurs études cliniques. Son activité anti-bactérienne permettrait en effet de réduire la charge en bactéries productrices d’H2S dans la salive et sur la langue, entraînant ainsi une importante diminution de la concentration en CSV dans l’air expiré. L’effet bénéfique a été observé jusqu’à 3 heures après l’utilisation des produits contenant de chlorhexidine.

Pour ces raisons, les sprays contre la mauvaise haleine HA! contiennent de la chlorhexidine.

Zinc, pour une haleine fraîche

Le zinc constitue également un ingrédient intéressant, compte tenu de sa capacité à neutraliser les CSV dans la bouche et la cavité buccale. Son effet semble dose-dépendant. Apporté sous forme d’acétate ou de gluconate de zinc par exemple, il compléterait l’action de la chlorhexidine.

La recherche bibliographique a permis de mettre en évidence des études cliniques et non cliniques ayant évalué l’efficacité du zinc, apporté sous différentes formes de sels et différentes formes galéniques sur la réduction de l’halitose chez des volontaires sains.

Identification de la forme d’apport de zinc la plus efficace

Deux études cliniques ont évalué l’impact des différentes formes d’apport du zinc sur l’efficacité de ce métal dans la réduction de l’halitose. Dans la première, dix sujets, dont la mauvaise haleine a été induite par l’utilisation d’un bain de bouche contenant de la cystéine, ont laissé fondre sur la langue, immédiatement après, une pastille contenant 0,1% de zinc élément2 . L’utilisation du bain de bouche contenant de la cystéine a été répétée 1h, 2h et 3h après l’utilisation de la pastille, et la concentration en CSV a été mesurée et comparée à la valeur initiale.
Différents sels de zinc ont été testés : l’acétate de zinc, le gluconate de zinc, le citrate de zinc et un chélate de zinc avec des acides aminés.

Après 1 heure, l’efficacité de l’acétate et du gluconate de zinc ainsi que celle du chélate de zinc est plus élevée que celle du citrate de zinc. Après 1 heure, l’action la plus efficace est celle de l’acétate de zinc (inhibition moyenne des CSV après 1 heure : 90,5 %).

Ces résultats sont cohérents avec ceux observés dans une seconde étude clinique3 dans laquelle il apparaît que l’acétate et le gluconate de zinc présentent une efficacité supérieure à celle des autres formes de zinc testées dans l’inhibition des CSV.

Mécanisme d’action du zinc

D’après les différentes études et revues identifiées, les ions zinc présenteraient une affinité pour les ions sulfure S2-, entraînant une liaison avec les composés soufrés qui perdent ainsi leur caractère volatile. Quelques publications ont également mis en évidence une activité anti-microbienne du zinc, qui pourrait également jouer un rôle dans son efficacité dans la réduction de l’halitose.

Conclusion

En conclusion, plusieurs études ont mis en évidence l’efficacité importante du zinc dans la réduction de la mauvaise haleine, même utilisé seul. L’acétate ou le gluconate de zinc doivent être préférés au citrate de zinc.

Pour ces raisons, les sprays contre la mauvaise haleine HA! contiennent du zinc, sous sa forme la plus efficace sur l’inhibition des CSV après 1 heure, l’acétate de zinc.

Thé vert (Camellia sinensis) solution contre l’haleine de tabac

Un extrait de thé vert pourrait également contribuer à l’inhibition des CSV. Il est intéressant de noter que l’activité du thé vert est accrue en conditions basiques. Le pH physiologique de la salive étant naturellement compris entre 6,5 et 7,4.

La recherche bibliographique a mis en évidence quelques études cliniques et non cliniques relatives à l’évaluation de l’efficacité du thé vert dans la réduction de l’halitose.

Efficacité du thé vert

Les résultats d’une étude4 ont démontré que, immédiatement après son application, la poudre de thé vert a entraîné une réduction importante de la concentration en CSV dans l’air expiré, supérieure à celle observée avec les autres produits.

Plus récemment5, l’efficacité d’extraits aqueux de thé vert utilisés en tant que bains de bouche sur la flore microbienne aérobie buccale a été évaluée chez 25 étudiantes. Les résultats de cette étude démontrent qu’un extrait aqueux de thé vert contenant 1 % de tannins, utilisé en bain de bouche, réduit la charge bactérienne dans la bouche de 26 %. Les auteurs de l’étude en concluent que, de fait, il permet la réduction de la formation de plaque dentaire et donc de l’halitose.

Mécanisme d’action du thé vert

Le mécanisme d’action a été décrit récemment dans une étude in vitro6 ayant évalué les capacités d’un extrait de thé vert contenant 52 % de catéchines à éliminer le méthylmercaptan et le sulfure d’hydrogène.

Les résultats de cette étude ont permis de mettre en évidence, in vitro, l’efficacité d’un extrait de thé vert sur la réduction de la concentration résiduelle en CH3SH et en H2S après 5 minutes à 37°C. Il apparaît également que le pH de la salive joue également un rôle dans l’activité du thé vert, pour lequel il a été démontré que son activité était optimale sur ces 2 gaz à pH compris entre 8 et 8,4.

Pour ces raisons, les sprays contre la mauvaise haleine HA! Spécial fumeur contiennent du thé vert.

1 Sreenivasan P.K., and Gittins E. Effects of low dose chlorhexidine mouthrinses on oral bacteria and salivary microflora including those producing hydrogen sulfide. Oral microbial Immunol,2004b;19(5):309-313.
2 Rolla G., Jonski G., and Young A. The significance of the source of zinc and its anti-VSC effect. Int Dent J,2002;62:233-238.
3 Young A., Jonski G., and Rolla G. The oral anti-volatile sulphur compound effects of zinc salts and their stability constants. Eur J Oral Sci,2002;110(1):31-34.
4 Lodhia P., Yaegaki K., Khakbaznejad A., Imai T., Sato T., Tanaka K., Murata T., and Kamoda T. Effect of green tea on volatile sulfur compounds in mouth air. J Nutr Sci Vitaminol,2008;54:89-94.
5 Moghbel A., Farjzadeh A., Aghel N., Agheli H., and Raisi N. The effect of green tea on prevention of mouth bacterial infection, halitosis and plaque formation on teeth. Iranian Journal of Toxicology,2011;5(14):502-515.
6 Zeng Q.C., Wu A.Z., and Pika J. The effect of green tea extract on the removal of sulfur-containing oral malodor volatiles in vitro and its potential application in chewing gum. Journal of Breath Research,2010;4:8p.